Mardi 2 juin 2009
2
02
/06
/Juin
/2009
20:24
Dans le monde de TETRA, les évolutions sont rapides. Aussi rapides que celles du GSM. Dans ce contexte, deux modes d'évolution s'offrent à l'utilisateur: la reprogrammation et le reflashing.
1. La reprogrammation.
Les options définies (normalement par l'utilisateur final mais qui n'y comprend pas grand chose) à la livraison du matériel peuvent s'avérer, à la longue, inappropriées à un usage opérationnel. Ces
options vont du blocage de certaines options pour l'utilisateur (groupe local, mot de passes, etc...) aux groupes définis dans les folders. Ce sont ainsi des dizaines de paramètres qu'il faut
définir à la livraison et qui s'avèrent mal choisis au moment de l'utilisation.
Les articulations opérationnelles ainsi que les modifications (ajoute ou suppressions de groupe) induisent d'office que ces paramètres doivent être de temps temps mis à jours. Les organisations des
zones, les adaptations des plans catastrophes, les nouveaux groupes (ENERGY C), rendent vite la modification des folders et des groupes nécessaires.
C'est ce que l'on appelle la reprogrammation. Depuis 2005, on remarque, dans le milieu des services d'incendie, que celle-ci est nécessaire tous les deux ans.
2. Le reflashing.
Comme tous les autres réseaux télécoms , ASTRID évolue (il en est à sa Release 5, soit la 5eme évolution) . Si dans ces "upgrades", des erreurs sont corrigées, d'autres fonctionnalités sont parfois
ajoutées.
Ceci est aussi le cas pour les appareils radios. Les micro-programmes qu'ils contiennent sont "corrigés" ou évoluent.
Une bonne comparaison est celle des Service Pack de Windows. (seulement chez Micro$oft ils sont gratuits).
ASTRID essaie tous les "upgrades" de microprogrammes afin d'en essayer les fonctionnalités par rapport à la version réseau mise en oeuvre. Vous trouverez la liste des radios et versions de
programmes supportées à la page web suivante:
http://www.astrid.be/templates/content.aspx?id=464&LangType=1036
Cependant, ce gros travail nécessite énormément d'heures de techniciens et ASTRID se limite donc à tester complètement un version soft et les deux générations précédentes (en terme d'évolution cela
donne deux ans de support pour les versions soft). Les versions plus anciennes ne seront essayées que sur les fonctionnalités de base (appel de groupe, appel individuel, SMS). Si, pour une raison
technique, une évolution du réseau rendait une version de microprogramme totalement inopérante sur le réseau ASTRID, la SA en avertira les clients afin qu'ils vérifient les terminaux en leur
possession. Jusqu'ici, à ma connaissance, seule deux radios ont connu ce problème et le reflashing a été effectué sous garantie par le fournisseur (car les livraisons étaient récentes).
Cependant, il paraît de bonne conduite que de suivre l'évolution de la technique en effectuant régulièrement un "rafraîchissement " de son parc radio.
3. L'aspect financier.
Ces deux actions de maintenance, évidemment, représentent un coût. De quel ordre est-il?
Pour les clients qui n'ont pas de contrats de maintenance, ceux-ci oscillent autour de 70 euros. Pour les autres, suivant le niveau de leur contrat, une partie ou tout est compris.
Pour la reprogrammation, l'achat du matériel et du software ad hoc peut être amorti sur une grande quantité d'appareil (par exemple, sur un achat de zone ou de province).
Pour le reflashing, par contre, on aborde un point sensible qui touche à la viabilité financière des fournisseurs. Les programmes et les PC de reflashing ne sont en principe pas disponibles à la
vente.
Mon avis personnel est que je ne peux que conseiller de négocier un contrat de maintenance, qui soit juste pour le niveau de financement du client et efficace au niveau de la pérénnité du matériel.
Un investissement de l'ordre de 10 à 15 % de la valeur du parc radios (60 à 80 euros par an et par appareil) permet de rester à des niveaux financiers acceptables tout en prolongeant la longévité
de votre parc radio. Les contrats existent chez tous les fournisseurs, ils ne sont pas toujours adaptés mais ils peuvent être négociés. C'est du budget ordinaire, dans les limites inférieures de ce
qui se payait au niveau des postes VHF avant l'arrivée d'ASTRID.
A+
Commentaires