Mon expérience

Je suis responsable des pompiers de NAMUR et nous utilisons ce réseau radio depuis juin 2005. Vu le grand nombre de questions qui me sont posées et le peu d'informations disponibles pour l'utilisateur de terrain (pour la technique, c'est plutôt pléthore), j'ai décidé de faire ce petit blog fourre-tout et sans prétention.
ATTENTION! Les informations qui s'y trouvent ne reflètent en rien une quelconque position officielle !

 

Mercredi 16 août 2006
 Après une pause de quelques jours destinée à la digestion des premiers paragraphes et un petit voyage à l'étranger, je continue...

1.1.1.1 Echange des groupes de conversation d’intervention monodisciplinaires

Si les corps le jugent utile, les groupes de conversation d’intervention monodisciplinaires locaux

peuvent être échangés entre les corps voisins ou les corps coopératifs.

Ceci ne remplace pas les groupes zonaux. Cette procédure ne devrait être appliquée que lorsque les corps concernés ne veulent pas perturber les autres services de la zone parce que, par exemple, les interventions communes sont trop fréquentes. Ou pour des raisons particulières.
Les Corps d'incendie se sont assez plaints de devoir travailler sur la même fréquence que leurs voisins. Demander de le faire systématiquement maintenant n'aurait pas de cohérence. D'autres possibilités de « causer au voisin » existent et sont expliquées plus loin.

La demande d’échange doit se faire en deux étapes :

1. Etape 1 :

Le corps demandeur demande, par écrit, au commandant du corps d’incendie qui gère

les groupes de discussion d’intervention monodisciplinaires, l’autorisation pour

l’utilisation de ces groupes de discussion d’intervention locaux.


Exemple vécu: les services de Gedinne et Beauraing interviennent simultanément pour la plupart des appels. Ils ont décidé de se partager deux groupes de projet : GI GEDINNE 03 et GI BEAURAIN 03.


Donc le commandant des pompiers de Beauraing demande par écrit au commandant de pompiers de Gedinne de pouvoir utiliser le groupe GI GEDINNE 03. Le commandant de Gedinne, lui fait l'opération en sens inverse. Les commandants donnent , par écrit, leur accord.


2. Etape 2 :

Le corps demandeur adresse un courrier dûment motivé, avec l’autorisation écrite visée

positivement par le corps dirigeant, au SPF Intérieur - Direction générale de la Sécurité

civile - Direction des opérations – Communication opérationnelle. Après délibération

interne, le SPF Intérieur communique, par écrit, la conclusion aux corps concernés.

Lors d’un avis positif, la S.A. Astrid est également informée.


Et voilà, il ne reste plus au commandants qu'à envoyer à ASTRID les documents officiels afin que les modifications des abonnements aient lieu et surtout, ils doivent penser à faire reprogrammer leurs radios par le fournisseur afin d'y ajouter les GSSI là où il faut.

A+

par Jean-Paul Charlier publié dans : la circulaire OPCOM 2006/1
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Jeudi 3 août 2006
 

Pour chaque intervention, un groupe de conversation d’intervention monodisciplinaire local est

attribué pour la durée de cette intervention. Le mode de détermination est fixé par le

commandant (mais peut par exemple être fixé par l’opérateur du poste fixe au dispatching).

Le procédé de prédétermination des groupes reste de la faculté propre du service incendie. Certains préfèrent désigner des groupes par type d'intervention (1er départ incendie, 2eme, désincarcération, ...) . D'autres, attribuent un groupe par véhicule (car le véhicule a toutes ses radios à bord et est dévolu à un type de mission).

A Namur, GI NAMUR 01 est pour le 1er départ incendie, GI NAMUR 02 pour le 2eme départ et fex de cheminée, camion, voiture, GI NAMUR 03 pour la désincarcération. Le sous-officier Chef de Poste dispose à sa guise de GI NAMUR 04 et 05 pour d'autres missions (sauf contreordre de l'officier naturellement). Les petites missions sont « radiodispatchées » sur GI NAMUR R.

De même, certains groupes de conversation d’intervention monodisciplinaires peuvent être

réservés à l’avance pour certains types d’intervention (par exemple intervention de porteurs de

tenue anti-gaz, intervention de plongeurs …).
Dans ce dernier cas, ces groupes de conversation ne peuvent évidemment pas être utilisés

pour les interventions ordinaires. Il est d’une grande importance que toutes les communications

par radio relatives à une intervention déterminée se déroulent par l’intermédiaire du groupe de

conversation d’intervention attribué.


Ceci sera surtout d'application dans les grands corps où ces interventions sont fréquentes. Dans les missions chimiques et de plongée, les « chantiers » sont tellement restreints que le réseau n'est pas indispensable: le DMO peut suffire ou un autre matériel (UHF sans licence à portée limitée).

Exemple: Pour le plan de numérotation de la province de Namur le premier groupe de

conversation d’intervention monodisciplinaire local est prévu pour le service d’incendie

d’Andenne :“ GI Andenn 01” numéro de GSSI XXXX10 Je masque les données que Internet ne devrait pas diffuser.

A+

par Jean-Paul Charlier publié dans : la circulaire OPCOM 2006/1
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Mercredi 2 août 2006
 1.1.Groupes de conversation monodisciplinaires
Il s'agit de groupes de conversation uniquement utilisés par les membres des services d'incendie.


Pour des raisons de bonne gestion des conversations, du respect de la confidentialité propre à la discipline et au réseau, il est exclu de permettre à d'autres organisations d'intervenir sur ces groupes. Pour cette raison, de nombreux groupes de coordination multidisciplinaire sont créés qui peuvent rencontrer toutes les nécessités opérationelles.

1.1.1.Groupes de conversation d'intervention monodisciplinaires locaux.

Terminologie utilisée dans le plan de communication: BLP(XX)
Service incendie (B) Local groupe de Projet XX = numéro du groupe de conversation
XX = de 1 jusqu'à maximum 85 inclus.

Cette terminologie a déjà été décrite dans la partie 1 (schéma). C'est une terminologie générique valable pour tous les services d'incendie. Elle ne représente ni le GSSI , ni la mnémonique. Elle permet seulement de repérer, pour un service donné, où se trouve ce groupe dans le « fleetmapping ». De 1 jusqu'à maximum 85 inclus ceci permet, quel que soit le service, de couvrir tous les besoins opérationnels. Pour rappel, un groupe c'est le canal ou la fréquence de l'ancien réseau radio.
Maintenant, chaque service a, en propre, la possibilité d'avoir 85 canaux qui lui sont réservés.
85 = chiffre maximum à déconseiller (vous vous imaginez perdant des minutes précieuses à chercher le bon canal?) 3 = chiffre minimum , sinon cela n'a plus de cohérence...

Chaque commandant d'un service d'incendie détermine le nombre de groupes de conversation d'intervention monodisciplinaires locaux qu'il prévoit pour son service.

A retenir: le commandant détermine... Cela entend que ni ASTRID, ni le SPF Intérieur, ni les firmes privées ne peuvent le faire à sa place. Il a intérêt à ne pas se tromper car, par après, la reprogrammation des groupes dans un poste radio est payante...

Les radios appartenant à son service sont intégrées dans ces groupes de conversation locaux. Ceci me semble trrrèès évident, pas vous?

A+

par Jean-Paul Charlier publié dans : la circulaire OPCOM 2006/1
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Mardi 1 août 2006
 

Partie 1 : groupes de conversation en dehors de situations d'urgence (un plan d'urgence n'est pas d'application).


Donc, un groupe de communication, comme je l'ai déjà mentionné, est égal à une fréquence ou un canal sur l'ancien réseau. « en dehors de situations d'urgence » veut dire, pour faire bref, que un plan catastrophe n'est pas déclenché.











































Le schéma comporte un premier cadre qui reprend les groupes monodisciplinaires: ce sont les groupes « pompiers », à l'exclusion de tout autre intervenant (police , protection civile, ...). On distingue les groupes réservés aux interventions des groupes « routine » ou « renfort ». Une intervention reçoit la dénomination générale de « projet » (voir aussi 1.1.1.).

Donc les BLPXX sont les brandweer = B (pompier en flamand), local = L, project = P, XX = chiffre .

Les BZPXX sont les groupes projets (P) pompiers (B), zonaux (Z).

Les BPRMXX sont les groupes monodisciplinaires (M) des services incendie (B) de la province (PR)
Dans le cadre de droite, les P et M sont remplacés par R pour les groupes « routine » ou « renfort ».


Dans le cadre du bas, on retrouve les groupes multidisciplinaires dans chaque niveau:

BLC: groupe « pompier » (B) local (L) de coordination (C)

BZC: groupe « pompier »(B) zonal (Z) de coordination (C)

BPRC: idem mais provincial (PR)

MDS: on peut dire multidisciplinaire (M) divers (D) services (S) : tout ce que l'on ne sait pas planquer ailleurs.

BPRPXX: groupe d'intervention provincial (en opposition avec le M qui est monodisciplinaire)


Remarque: des groupes PROVINCIAUX sont réservés aux écoles.

Rébarbatif? Relisez calmement et à votre aise... Sinon, réagissez et écrivez un commentaire.

A+

par Jean-Paul Charlier publié dans : la circulaire OPCOM 2006/1
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Mardi 1 août 2006

La circulaire a pour but:

a. de déterminer la structure du plan de numérotation (GSSI - Group Short Subscriber Identity).

ASTRID, contrairement à un réseau radio analogique permet de constituer des groupes de travail de façon quasi illimitée. Un groupe de conversation est un "canal virtuel" entre utilisateurs soit d'une même organisation (monodisciplinaires), soit d'organisations diférentes (multidisciplinaires).

Il est facile de percevoir que la liberté totale ne peut être laissée dans l'organisation de ces groupes sous peine de tomber dans un champ de bataille impossible à gérer. Le but de cette circulaire et du "fleetmapping" est de standardiser les organisations entre les utilisateurs potentiels qu'ils appartiennent ou non à la même discipline. L'organisation opérationelle des utilisateurs au sein de leur organisation ou avec d'autres intervenants (par exemple, dans un plan catastrophe) influence de facto le fleetmapping.

Le GSSI est le terme utilisé par ASTRID (et TETRA) pour identifier un groupe de manière numérique. Le plan de numérotation est mieux connu sous l'appelation "fleetmapping".

b. de déterminer la structure entre les groupes de conversation et leur utilisation afin de pouvoir adapter les modèles opérationnels et de communication à la nouvelle technologie.

Etant donné l'influence de l'organisation des groupes de travail sur l'opérationnel et vice et versa, la structure d'utilisation doit être la même pour tous afin que chacun puisse s'y retrouver dans les modèles d'organisation.

c.de déterminer les abréviations mnémotechniques (abréviations avec lequelles chaque groupe est identifié)

C'est  important. Les numéros des groupes sont programmés dans les postes radios mais ne sont pas utilisés en tant que tels: les connaître est indispensable pour le responsable radio qui s'occupe des abonnements mais le reste du service lui ne travaille qu'avec les abréviations.

Le fait d'imposer les abréviations à tous permet une communication plus facile. Pour utiliser un groupe de travail dans un service d'incendie, il est plus facile de dire "passe sur GI NAMUR 01" que "prend le premier groupe projet local de NAMUR". De plus, ces abréviations mnémotechniques apparaissent clairement sur l'écran de la radio et sont donc facilement repérables.

Imaginez en plus si vous utilisez la radio d'un collègue: vous avez intérêt à utiliser les mêmes termes pour les mêmes choses sous peine de ne plus s'y retrouver. Le but de la circulaire et du "fleetmapping" est d'imposer ceux-ci à tous pour justement maintenir cette cohérence.

d. de déterminer l'utilisation de numérotation de statut.

Jusqu'à présent, la communication des statuts se fait de façon verbale "je suis sur place", "je quitte les lieux",... ASTRID permet maintenant une communication automatique et digitale de ces statuts mais... nous y reviendrons...

A bientôt.

par Jean-Paul Charlier publié dans : la circulaire OPCOM 2006/1
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