Mon expérience

Je suis responsable des pompiers de NAMUR et nous utilisons ce réseau radio depuis juin 2005. Vu le grand nombre de questions qui me sont posées et le peu d'informations disponibles pour l'utilisateur de terrain (pour la technique, c'est plutôt pléthore), j'ai décidé de faire ce petit blog fourre-tout et sans prétention.
ATTENTION! Les informations qui s'y trouvent ne reflètent en rien une quelconque position officielle !

 

Lundi 11 septembre 2006

On me fait bien souvent la réflexion de l'utilisation de groupes communs entre services. Certains voudraient ainsi avoir accès à tous les groupes locaux du voisin afin de mieux concerter les interventions communes.

Je suis très clair là-dessus: c'est une ineptie en contradiction avec nos modes d'opération.

Je m'explique:

1. Soit j'envoie un véhicule en renfort avec un ou deux hommes et seul un canal de coordination (R et/ou C) est vraiment utile. Arrivé sur place, la mission de cette équipe est tellement limitée qu'elle se fait "de visu" (et pas par la radio) avec le Corps où l'on intervient : c'est une procédure que l'on applique actuellement et qui n'a pas posé de gros problèmes jusqu'à présent.

2. Soit j'envoie un départ complet qui reçoit une mission plus étendue (arrêter le feu sur la face Nord, s'occuper des 3 véhicules encastrés en bout de carambolage, etc...). A ce moment, mes équipes travaillent sur mes groupes locaux sous les ordres de mes gradés. Seuls les gradés doivent coordonner leurs actions sur un groupe commun avec le service renforcé. Donc, je n'ai pas besoin de recevoir sur mes radios TOUS les canaux du voisin.

Une fois de plus, au sein deu service communal, comme dans la zone et dans la province, nous DEVONS nous pencher sur un véritable schéma radio et des protocoles de mise en oeuvre. Cette action aurait du être faite depuis longtemps et aurait évité bien des problèmes de communication vécus avec les radios VHF. Il faut profiter de la mise en oeuvre du réseau ASTRID afin de forcer la réflexion et la rédaction de ces protocoles.

Au boulot.

A+

par Jean-Paul Charlier publié dans : générale
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Lundi 11 septembre 2006
 

1.1.5. Groupes de conversation d’intervention monodisciplinaires provinciaux


Terminologie utilisée dans le plan de communication : BPRM (XX)


Service d’incendie (B) PRovincial Monodisciplinaire

XX= de 1 jusqu’à maximum 44 inclus.


Le président du comité provincial de coordination peut déterminer le nombre de groupes de conversation d’intervention monodisciplinaires provinciaux qu’il prévoit pour sa province. Les seules radios qui peuvent être reprises dans ces groupes provinciaux de conversation sont les radios appartenant aux services d’incendie de sa province et les radios pour lesquelles il a expressément donné l’autorisation par écrit. Il établit une directive qui détermine les cas dans lesquels ces groupes de conversation d’intervention monodisciplinaires provinciaux sont utilisés et soumet cette directive à l’approbation du comité provincial de coordination de la province.

Cette directive mentionne explicitement les radios appartenant à ces groupes de conversation d’intervention monodisciplinaires provinciaux. Ces groupes de conversation ne peuvent pas être utilisés dans le cadre de la lutte contre les catastrophes.


Le président du comité provincial de coordination est celui désigné dans le cadre du fonctionnement des zones d'incendie. La circulaire ne parle pas des provinces « monozones » . Il serait logique alors que cette « fonction » soit assurée soit par le président de la commission technique de la zone, soit par un fonctionnaire de la province bien au courant de notre fonctionnement opérationnel.
ATTENTION! Ces groupes ne sont pas destinés à des interventions lors de catastrophes mais bien à des interventions des pompiers venant de différentes zones mais dans une utilisation de routine... Exemple: 3 services d'incendie, pour des raisons d'économie de moyens et de rapidité d'intervention décident d'unir leurs moyens pour des interventions de routine mais ils appartiennent à des zones différentes.

Tout sapeur-pompier responsable d’une intervention et qui souhaite utiliser un tel groupe de conversation doit le “réserver” au central 100. Lors de cette demande de réservation orale, il doit indiquer avec précision les raisons pour lesquelles il souhaite utiliser ce groupe.
De même, il doit faire savoir au central 100 à quel moment il « termine » les communications radio dans ce groupe de conversation.

Lors d’une intervention, chaque équipe d’incendie qui présumerait (ampleur de l’incident …)qu’un groupe de conversation d’intervention monodisciplinaire provincial serait “ouvert” pour l’intervention visée doit prendre contact avec le central 100 pour connaître l’éventuel groupe de conversation d’intervention monodisciplinaire provincial ouvert pour ladite intervention.

La centralisation de la gestion des groupes au centre 100 vient de ce qu'aucun dispatching incendie n'existe au niveau provincial. Le HIC , c'est que les centres 100 ne sont pas « provinciaux » la zone de couverture ne tient aucun compte des limites administratives. Les centres 101 , eux, par contre, ont obtenu cette adaptation sur base des budgets fédéraux. Pour les centre 100, ce budget n'est pas prévu. (Il y a des jours ou l'inefficacité des méandres administratives du SPF Intérieur me tapent sur les nerfs).

Pour les provinces du Brabant wallon, Brabant flamand et l’Arrondissement administratif de Bruxelles-Capitale: après concertation entre les gouverneurs, ces groupes de conversation provinciaux pourront être échangés pour les services situés aux frontières des provinces.

Exemple : le groupe de conversation suivant est repris dans le plan de numérotation de la

province de Namur comme un des groupes de conversation d’intervention monodisciplinaires provinciaux réservés aux services d’incendie :

GI NAM B 01”

A+

par Jean-Paul Charlier publié dans : la circulaire OPCOM 2006/1
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Vendredi 1 septembre 2006
 

1.1.4. Groupe de conversation monodisciplinaire zonal de routine

     

Terminologie utilisée dans le plan de communication : BZR

Service d’incendie (B) Zonal groupe de Routine.


Chaque président de la commission technique d’une zone de secours peut prévoir un groupe de routine pour les communications radio de routine qui ne concernent pas une intervention ou coordination au sein de sa zone. Il détermine également les circonstances dans lesquelles ce groupe peut être utilisé.


C'est au président de la commission technique en tant que responsable mais à la commission en tant que gestionnaire d'examiner si ce groupe est utile ou pas. L'expérience que nous avons du réseau nous pousse à appliquer un principe simple: « ce qui n'est pas vraiment nécessaire est superflu » et, donc, de ne pas programmer un groupe routine pour lequel nous avons du mal à trouver une réelle utilité. La priorité restant de garder la manipulation de la radio la moins compliquée possible, moins elle a de groupes et plus facile elle sera à manipuler.


Exemple : pour la zone d’incendie CE(Centre) à laquelle appartiennent les communes

d’Andenne,Beauraing, Ciney, Couvin, Dinant, Eghezee, Florennes, Fosses-la-Ville, Gedinne, Gembloux, Namur, Philippeville, Rochefort, Sambreville, Vresse-sur-Semois, Yvoir , le groupe de conversation suivant est repris dans le plan de numérotation de la province de Namur :

GI NAM CE R” numéro de GSSI 291095


Comme signalé, ce groupe est prévu dans le fleetmapping mais la commission technique de la zone a décidé actuellement de ne pas programmer celui-ci dans les postes radios.


A+

par Jean-Paul Charlier publié dans : la circulaire OPCOM 2006/1
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Lundi 28 août 2006
 

1.1.3. Groupes de conversation d’intervention monodisciplinaires zonaux

Terminologie utilisée dans le plan de communication : BZP (XX)

Service d’incendie (B) Zonal groupe de Project XX=numéro de groupe deproject.

XX= de 1 jusqu’à maximum 19 inclus.

Le président de la commission technique d’une zone de secours peut déterminer le nombre de groupes de conversation d’intervention monodisciplinaires zonaux qu’il prévoit pour sa zone. Mais jusu'à maximum 19.


Petit commentaire: 19 groupes de projet ou de travail pour les « travaux » de la zone, cela peut paraître peu mais lorsque on réfléchit bien, c'est tout le contraire.

Il n'est pas rentable au niveau d'opérations qui demandent plusieurs service d'incendie de faire travailler tout le monde sur le même groupe: la cacophonie est sûre de s'installer. Comme la couverture des groupes locaux d'incendie est assurée dans la province et même au-delà, les équipes envoyées en renfort restent sur leur groupe local car elles sont coordonnées par leur hiérarchie propre.

Exemple: un sous-officier envoyé en renfort avec 6 hommes dans le corps voisin exécutera les ordres donné par l'officier sur le groupe zonal mais donnera les ordres à son équipe sur son groupe local. Il devra donc soit bien maîtriser la technique des « scanning » de groupes , soit avoir deux radios à sa disposition. Dans beaucoup de cas, il faudrait tenter de ne pas faire l'économie de moyens et envoyer un homme en plus qui ne s'occupera que de l'opération des radios en assistance du sous-officier...

Ce n'est pas ASTRID qui veut cela mais une bonne base de réflexion sur nos communications radios qui aurait déjà dû avoir lieu avec nos moyens radio précédents.


Les seules radios qui peuvent être reprises dans ces groupes de conversation zonaux, sont les radios appartenant aux services d’incendie de sa zone et les radios pour lesquelles il a expressément donné l’autorisation par écrit.

Par exemple, des radios d'une zone contiguë pour des besoins d'interventions spéciaux (On ne parle pas ici de plans catastrophe, ceux-ci donnant lieu d'office à une coordination provinciale sur des groupes provinciaux dédiés. On en reparlera plus loin.)


Il établit une directive qui détermine les cas dans lesquels ce groupe de conversation d’intervention monodisciplinaire zonal est utilisé, la manière dont ces groupes sont attribués (par exemple par l’opérateur du poste de radio fixe dans le “dispatching de la zone”)… et soumet cette directive à l’approbation de la commission technique de la zone de secours. Cette directive mentionne explicitement les radios appartenant à ces groupes de conversation d’intervention monodisciplinaires zonaux.


Il s'agit ni plus ni moins que d'un protocole d'utilisation des groupes. En 50 ans d'utilisation des radios dans les services de sécurité civile en Belgique, c'est la première fois que ceci est imposé... Il était temps...


Exemple : pour la zone d’incendie CE(Centre) à laquelle appartiennent les communes

d’Andenne, Beauraing, Ciney, Couvin, Dinant, Eghezee, Florennes, Fosses-la-Ville, Gedinne, Gembloux, Namur, Philippeville, Rochefort, Sambreville, Vresse-sur-Semois, Yvoir , le groupe de conversation suivant est repris dans le plan de numérotation de la province de Namur comme un des groupes de conversation monodisciplinaires zonaux :

GI NAM CE 01” numéro de GSSI 291001



Nous avons un peu adapté cette organisation comme suit:

GI NAM CE 01 pour Sambreville, Fosses, Gembloux

GI NAM CE 02 pour Eghezee, Andenne, Namur

GI NAM CE 03 pour Ciney, Yvoir, Dinant

GI NAM CE 04 pour Philippeville, Florennes (Clermont) , Couvin

GI NAM CE 05 pour Rochefort, Beauraing , Gedinne , Vresse

Donc si NAMUR reçoit du renfort, il devra coordonner sur GI NAM CE 02 avec les autres mais si NAMUR va en renfort, il devra se mettre sur le groupe du SI qu’il renforce.


A+

par Jean-Paul Charlier publié dans : la circulaire OPCOM 2006/1
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Mercredi 23 août 2006
 

1.1.2. Groupe de conversation monodisciplinaire local de routine

Terminologie utilisée dans le plan de communication : BLR

Service d’incendie (B) Local groupe de conversation Routine

Chaque commandant d’un service d’incendie prévoit un groupe de routine pour les entretiens de routine et détermine les circonstances dans lesquelles il peut être utilisé pour son propre service.


Ce groupe est en fait un « canal » de conversation pour tout ce qui ne touche pas l'opération proprement dite.


Ce groupe de conversation est également utilisé comme groupe de conversation en cas d’assistance par les services d’incendie limitrophes, notamment en cas de mise à disposition d’un véhicule.


Ceci est en opposition avec le paragraphe précédent: si on envoie un véhicule en renfort pour une intervention dans la commune voisine, il faut coordonner sur un groupe qui ne peut pas normalement être utilisé en local pour les interventions.

Cependant, cela permet de ne pas activer chaque fois les groupes zonaux chaque fois qu'un petit renfort est demandé.


Ce groupe ne peut être considéré comme un groupe d’intervention zonal.


Procédure en cas de fourniture d’une assistance:

Le service qui prête assistance prend d’abord contact avec le service appelant via le groupe de coordination local BLC (cf. 1.2.1) pour obtenir les informations relatives à l’incident.


Quid si le BLC est écouté par une autre discipline? (Chez moi, c'est la police locale).


Dès qu’il est sur place, le corps qui prête assistance se raccorde au groupe de routine local du corps appelant. Et le corps appelant doit aussi « shifter » sur ce groupe alors qu'il est en groupe projet. Ceci n'est pas très facile à mettre en oeuvre de façon opérationnelle mais rappelons qu'il s'agit d'un véhicule en renfort et de rien d'autre. Le RV et le radioguidage peuvent ainsi être effectués par le dispatching pompier sans gêner les intervenants qui sont occupés. Une fois sur place, généralement, les ordres sont donnés oralement par le chef de détachement.


Exemple: le groupe de conversation suivant est repris dans le plan de numérotation pour la province de Namur comme groupe de conversation monodisciplinaire local de routine pour le service d’incendie d’ Andenne :“GI Andenn R” numéro de GSSI XXXX95.


Cela paraît un peu compliqué mais de l'avoir essayé moi-même , ce n'est qu'une question d'habitude.

A+

par Jean-Paul Charlier publié dans : la circulaire OPCOM 2006/1
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