Vendredi 20 janvier 2006

Petite question qui revient souvent: comment vous organisez-vous à Namur pour les communications radios?

Il faut d'abord faire le tour du matériel disponible:
- un poste fixe à la permanence pompier que nous avons séparé du centre 100
- un poste mobile par véhicule
- 25 postes portatifs: un par officier, un pour le mécanicien, le reste en opérationnel, chaque départ ambulance possède un portatif  également.

Les postes portatifs "opérationnels" sont distribués le matin à la reprise de garde (remise de la radio contre le badge de l'agent).

Les départs opérationnels les plus fréquents reçoivent un groupe de travail prédéterminé:
GI NAMUR 01 pour le premier départ incendie
GI NAMUR 02 pour le deuxième départ et feu de cheminée
GI NAMUR 03 pour les missions de désincarcération
GI NAMUR 04 et 05 sont gardées en réserve pour d'autres missions opérationnelles et données à l'envoi de la mission par le Chef de Poste.

GI NAMUR R sert de "routine" pour  toutes les missions non urgentes...

Le GI NAMUR C est notre canal de coordination multidisciplinaire local avec la police et les ambulances. Il sert en cas de demande de renfort urgent policier sur les lieux d'une intervention. Chaque année, c'est le canal d'envoi des ambulances sur le site des Fêtes de Wallonie. Cela permet au central de la police de coordonner ses équipes de sécurité afin d'appuyer les ambulanciers , aux centraux de la Croix-Rouge et au centre 100 d'être mis au courant immédiatement des incidents en rapport avec la sécurité et au centre 100 d'utiliser un canal "dédié" pour les interventions sur le site.

Chaque poste est équipé de groupes zonaux et provinciaux que je détaillerai plus tard. Un groupe particulier est cependant écouté en permanence: le GI NAM C (groupe provincial) car il est le relais et le remplaçant du National 1 en VHF. Pour le centre 100, il est le "cordon ombilical" qui le relie au réseau ASTRID et ses intervenants via le B2B (voir mes articles précédents).

Bien à vous.

par Jean-Paul Charlier publié dans : générale
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Mercredi 11 janvier 2006

Un thème récurrent et les questions qui reviennent souvent, c'est comment faire pour migrer sur ASTRID? A quoi faut-il prêter attention?

Il faut revenir un petit peu en arrière pour se rendre compte de la mauvaise organisation des communications dans les services non-policiers. Jamais un service ne s'est réellement penché sur son réseau radio de façon sérieuse afin de l'ausculter et de le critiquer . Et pourtant!

Après chaque exercice un tant soit peu développé, après chaque catastrophe, les debriefings (quand il y en a) montrent les carences en communication. On s'est servi de cet argument pour critiquer le matériel mais il était très rarement en cause. Par contre, la maîtrise du réseau radio, du matériel, des procédures et surtout le manque d'organisation étaient à montrer du doigt en premier lieu.

Les écoles du feu ne donnent aucune base radio vraiment sérieuse aux sapeurs-pompiers. En dehors de la procédure, aucun exercice vraiment "de terrain" n'est organisé, aucun mode d'emploi et matériel n'est passé à la loupe.

Pire! Le personnel cadre, ne reçoit même pas la base correcte nécessaire à organiser un réseau radio. A chaque fois, on improvise, on s'énerve et on utilise la gueulante ou le téléphone (on n'est qu'à deux c'est plus facile).

Or la communication de groupe, ce n'est pas cela!

Le gros du travail est d'abord de faire le tour du problème en commençant par la bonne question: ai-je besoin d'une radio à cet endroit là et si oui, pour quoi faire? Qui dirige le réseau (ne pas confondre avec qui dirige l'intervention: il n'est pas possible de faire les deux à la fois)? Sur quel groupe (opérationnel, renfort, logistique, de commandement...)?

Dans les grands plans catastrophe, quelle personne doit parler avec quelles autres et dans quel but?

Il est inutile et même indécent de se faire côtoyer les conversations opérationnelles de l'équipe d'intervention avec celles de commandement de la hiérarchie.

En se basant donc sur une bonne réflexion, en bousculant les tabous et les "on a toujours fait comme ça", il est possible de construire un schéma de communication sur lequel il sera facile de placer des groupes, une procédure et des plans d'intervention. Et donc de comprendre le fleetmapping et sa facilité de mise en oeuvre. Cela permet aussi d'éviter de se tromper lors de la programmation des radios chez le fournisseur. Toute erreur se paie cash (70 euros environs par appareil pour chaque reprogrammation).

ON NE FERA PAS L'ECONOMIE D'UN OPERATEUR RADIO SANS METTRE EN DANGER TOUT CE SCHEMA!

ASTRID n'est pas à la base de ce changement mais tant qu'on met quelque chose en place, mettons la réflexion et l'intelligence en oeuvre avant le matériel cela nous rendra plus professionnels et plus crédibles!

Je plaide pour un véritable chapitre "communication" dans toutes les formations des services de secours non policiers. Et plutôt que d'axer la priorité sur le matériel parlons surtout d'organisation et de procédure.
A tous les stades de la formation : sapeur, caporal, sous-officier, adjudant, officier, chef de corps, un chapitre sérieux doit être consacré à la radio. La fin justifie les moyens....

 

A+

par Jean-Paul Charlier publié dans : générale
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Mercredi 4 janvier 2006

Meilleurs Voeux à tous.

Que 2006 vous soit une année heureuse et pleine de promesse!

Jean-Paul

par Jean-Paul Charlier publié dans : générale
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Dimanche 18 décembre 2005

Le réseau paging installé par ASTRID est pratiquement complet.
Les stations d'appels rassemblant un PC, le programme de gestion et un poste radio ASTRID ont été validés par la S.A.

Attention! Ne pas confondre! Les stations d'appels validés par la S.A. ne sont pas les seules capables de lancer des appels paging. Comme déjà signalé dans l'article précédent, il existe d'autres solutions.

La S.A. a procédé à des validations de stations afin de fournir un choix de solutions TOUTE INTEGREES aux utilisateurs finaux qui répondent à un niveau de qualité imposé par ASTRID. Il est toujours possible de faire le choix d'autres solutions avec un autre fournisseur mais alors, la S.A. décline toute responsabilité en cas de mauvais fonctionnement. Ceci vient des premières constatations faites lors des tests des premiers pagers. Il est vite apparu que les soit les PC pilotaient mal les radios, soit le programme ne fonctionnait pas correctement, soit les accusés de récpetion du robot PAGER n'étaient pas traités par la station d'appel. Afin de couper cours à toute polémique, la S.A. n'a validé que des solutions complètes comprenant l'ordinateur, le système d'exploitation, le programme et la radio. La S.A. en a essayé toute les fonctionnalités et considère qu'aucun changement ne peut y être effectué sans recevoir son aval sous peine de sortir de la validation.

Le coût d'une telle station oscille entre 12.000 et 15.000 euros.

Les abonnements au système pager sont gratuits pour les services d'incendie s'ils respectent deux conditions:

1. Le service d'incendie est abonné à ASTRID et reçoit 3 abonnements pagers pour un appareil radio.

2. Le service d'incendie n'est pas géré par un CAD. (Là , c'est une clause mystérieuse pour laquelle je n'ai reçu aucune explication qui tienne vraiment la route: il y aura sûrement un article pager (3)).

L'appel pager doit se faire via un appel SDS ( Le SMS ASTRID) envoyé vers un ISSI spécial. Un ISSI de secours existe aussi (on ne sait jamais) . Dans ce SDS, on encode le numéro RIC du pager ou du groupe de pagers que l'on vuet prévenir, suivi du message que l'on veut y faire apparaître. Dès que le SDS est envoyé, un accusé de réception est reçu sur le poste qui a envoyé le message afin de lui confirmer la bonne réception du message par le robot. Le robot se charge alors de mettre les émetteurs du réseau en fonction afin d'envoyer le message. Le décodage se fait dans le(s) récepteur(s) destinataires.

Pour être complet, les récepteurs pagers actuellement peuvent être programmés avec 16 RIC différents sans supplément de prix. Trois modèles de la marque SWISSPHONE ont été validés.

En pratique, donc, on attribue un RIC individuel à chaque pager, suivant le "fleetmapping" officiel (oui, là aussi le Ministère de l'Intérieur a bien travaillé) et on choisi un RIC par mission opérationnelle : par exemple, un pour le premier départ, un pour le deuxième, etc... et on encode les RIC dans les récepteurs des individus que l'on veut prévenir. Attention! L'attribution des RIC se fait à l'achat du matériel: toute modification ultérieure fait l'onjet d'une reprogrammation payante.

La mise en place des pagers se fait donc de manière réfléchie afin de réussir celle-ci du premier coup!

A+

 

par Jean-Paul Charlier publié dans : générale
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Lundi 12 décembre 2005

Le paging.

Définition: c'est le réseau constitué de récepteurs radio de petite taille destiné à prévenir son possesseur.

Les services d'incendie utilisent depuis longtemps des récepteurs qui sont à l'écoute de leur fréquence incendie propre. Lorsque ces récepteurs reçoivent un signal codé (notre norme est le 5 tons ZVEI), il s'ouvrent à la réception du canal incendie et émettent un signal d'alarme.

Avec l'abandon des émetteurs des services d'incendie consécutif à leur passage sur le réseau ASTRID, il a fallu trouver une autre solution. La S.A. ASTRID a reçu comme mission de fournir ce genre de "service". Après une étude technique, un premier réseau a été monté sur le standard ERMES. Patatras! On s'est vite rendu compte que les fabricants n'étaient pas interressés: les premiers récepteurs étaient totalement inadaptés à leur fonction: servir aux pompiers.

Le réseau a donc été remplacé par une norme plus ancienne et plus répandue: la norme POCSAG. Celle-ci a déjà été utilisée en Belgique par le réseau Sémadigit de Belgacom. Il en offre d'ailleurs toute les possibilités.

En pratique:

Au départ d'un poste ASTRID, d'un téléphone et bientôt d'Internet, il est possible, à l'aide d'un message codé envoyé à un récepteur de faire sonner celui-ci et d'y afficher un message écrit alphanumérique. L'installation permet avec un seul numéro de faire la même opération sur plusieurs récepteurs simultanément.

Quelle différence avec les modèles précédents?

La couverture est nationale car elle se base sur un réseau d'émetteurs en VHF (puissance 200 watts). On peut envoyer des messages écrits (adresse, codes, type d'intervention).

Qu'est-ce qui est impossible?

Envoyer un accusé de réception. CAR CE N'EST PAS UN EMETTEUR!

Je compléterai l'article plus tard car j'ai une urgence.

A+

par Jean-Paul Charlier publié dans : générale
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