Mon expérience

Je suis responsable des pompiers de NAMUR et nous utilisons ce réseau radio depuis juin 2005. Vu le grand nombre de questions qui me sont posées et le peu d'informations disponibles pour l'utilisateur de terrain (pour la technique, c'est plutôt pléthore), j'ai décidé de faire ce petit blog fourre-tout et sans prétention.
ATTENTION! Les informations qui s'y trouvent ne reflètent en rien une quelconque position officielle !

 

Lundi 6 novembre 2006
 

1.2.5. Groupe de conversation de coordination multidisciplinaire provincial spécial


Terminologie utilisée dans le plan de communication : MDS

Au niveau provincial, il existe, outre le groupe de conversation de coordination multidisciplinaire provincial ordinaire tel que défini au point 1.2.4., un groupe de conversation de coordination multidisciplinaire provincial spécial qui permet d’assurer les communications entre les instances qui normalement ne collaborent pas souvent au niveau des secours (par exemple les communications entre l’administration des eaux et forêts, d’une part, et les services d’incendie, d’autre part).

Ce groupe de conversation est en principe accessible à tous les utilisateurs. Dans des cas exceptionnels, ce groupe de conversation peut également être utilisé comme groupe de secours au cas où le nombre de groupes de conversation serait trop élevé et qu’il y aurait des problèmes de capacité sur le réseau.

L’“ouverture” de ce groupe de conversation est assurée par le central 100.


Voir, une fois de plus, mes remarques précédentes.


Les intervenants en cas d’incident, qui pensent que des conversations sont éventuellement menées via ce groupe de conversation de coordination multidisciplinaire provincial spécial demandent confirmation au central 100.


Exemple : le groupe de conversation suivant est repris dans le plan de numérotation de la province de Namur comme groupe de conversation de coordination multidisciplinaire spécial :

‘’GI NAM MDS’’ numéro de GSSI 29XXX.


Sans commentaire.

1.2.6. Groupe de conversation de l’école du feu provincial.

Au niveau provincial, des groupes de conversation ont été crées dans lesquels la communication peut se faire entre les membres de l’école du feu et les pompiers en formation.

Ces groupes de conversation peuvent être prévus dans les radios des services d’incendie.
Exemple : Dans le plan de numérotation de la province Namur, le groupe GI NAM FOR 1 (erreur corrigée) a été prévu comme numéro GSSI 2900XX.

Attention : maximum trois groupes par école.


Remarque: les postes radios sont livrés équipés de tous les groupes de formation , soit 12 écoles fois 3 => 36 groupes de formation. Nous verrons plus tard si des synergies entre écoles peuvent être trouvées.


A+

par Jean-Paul Charlier publié dans : la circulaire OPCOM 2006/1
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Mercredi 25 octobre 2006
QUESTION:
Pour le moment nous utilisons des bips conventionnels.
Sur ceux ci nous disposon de 2 positions, appel sélectif équipe par équipe et écoute générale (pompier et ambulance).
Ce systéme marche bien car en journée tous les membres du S.I peuvent intervenir pour palier au manque d'effectifs.
Pouvez vous me dire si cette écoute générale sera encore possible avec astrid. merci d'avance?


REPONSE:
En ce qui concerne les pagers ASTRID, ceux-ci fonctionnent comme des récepteurs sémadigit de Belgacom. Or, les récepteurs séma de Belgacom ne permettent pas d'écouter les conversation des pompiers (heureusement d'ailleurs). Relisez attentivement les pages écrites sur les pagers sur le blog et normalement vous verrez vite pourquoi. Sinon, renvoyez-moi une question sur ce que vous ne comprenez pas.
Petite précision: vous avez bien compris qu'ASTRID ne fonctionne pas sur une fréquence? ASTRID est digital comme le GSM : il n'existe pas de récepteur permettant de capter les GSM. Il n'existe donc pas de récepteur qui capte les conversations ASTRID CQFD.
Pour votre manière de fonctionner,  je comprends sa nécessité. Avec un peu d'organisation et de bonne volonté, le personnel qui reste en stand by pourra être averti du manque de personnel. A vous de trouver comment...
 
A+
par Jean-Paul Charlier publié dans : paging
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Mardi 24 octobre 2006
1.2.4. Groupe de conversation de coordination multidisciplinaire provincial ordinaire

Terminologie utilisée dans le plan de communication : BPRC
Service d’incendie (B) PRovincial Coordination


Chaque province comprend obligatoirement un groupe de conversation de coordination multidisciplinaire provincial dirigé par le central 100.


Première remarque: malgré sa dénomination « service d'incendie », il s'agit bel et bien d'un groupe MULTIDISCIPLINAIRE et provincial.

Deuxième remarque: Il est dirigé par le centre 100 .
Encore faut-il que le 100 soit provincial (voir mes autres commentaires , trop se répéter cela finit par lasser).

Troisième remarque: ce n'est pas mentionné dans la circulaire mais la couverture géographique de ce groupe est nationale: vous le recevez d'Ostende à Arlon. C'est le SEUL groupe accessible à tous les pompiers qui a une telle couverture. Ce n'est pas une raison pour en abuser...

Ce groupe de conversation est également accessible à d’autres disciplines de secours avec lesquelles il doit y avoir une collaboration dans le cadre des secours au niveau provincial.

En gros, il remplace le National1: canal d'écoute national des services de secours. Il est cependant accessible également à la police, ce qui n'était pas le cas auparavant. Restant sous le contrôle du centre 100, il n'est pas dirigé par la Discipline 3 mais bien par la Discipline 1.

Toutes les communications nécessaires à la coordination normale au niveau provincial doivent se faire par l’intermédiaire de ce groupe de conversation. Ainsi, ce groupe de conversation est utilisé pour faire les “réservations” des groupes de conversation d’intervention mono et multidisciplinaires ou pour savoir quels sont, parmi les groupes précédents, ceux qui sont ouverts et pour quel incident.

Ce groupe de conversation ne peut pas être utilisé dans le cadre de la lutte contre les catastrophes sauf pour la demande de groupes de conversation de calamité.

Nous allons voir par après que la mission de la fréquence National2 a été distribuée parmi une série de groupes aux missions bien définies.

De même, les conversations normales relatives à l’intervention ne peuvent pas avoir lieu via ce groupe de conversation.

Rappelons-le une nouvelle fois, ce groupe est réservé à la coordination ou à recueillir des informations.

Exemple : le groupe de conversation suivant est repris dans le plan de numérotation de la province de Namur comme groupe de conversation de coordination multidisciplinaire provincial ordinaire:

GI NAM C” numéro de GSSI 29XXXX

A+

par Jean-Paul Charlier publié dans : la circulaire OPCOM 2006/1
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Lundi 16 octobre 2006

Comment se simplifier la vie.


J'entends souvent dire que les postes radios sont compliqués. Que l'on ne s'y retrouve pas dans les menus et les différents groupes, etc..

Il faut se rendre compte d'abord que ces terminaux ont été construits pour savoir tout faire. MAIS nous ne nous servons que de quelques fonctions en réalité.


Lesquelles?

1. Le changement de groupe, limité à deux ou trois groupes
2. Le volume
3. L'émission-réception
4. Le micro et le haut-parleur évidemment

Dans 80% des cas, les autres fonctions ne servent pas. Suite au conseils et à la pratique d'hommes de terrain (Yvoir, Rochefort...), voici ce qu'ils ont adopté.

UN

Le haut-parleur et le micro nous intéressent mais pas la face avant. Le mieux est alors d'utiliser le micro et le HP de la face arrière. Allez dans « Menu » « Modes » (pour leTHR 880i celui-ci se trouve dans le menu « Paramètre »). Entrez. Choisissez le mode « Général » « Activer ». Refaites la même manoeuvre mais sélectionnez « Personnaliser ».Entrer.Touche « haut » jusque « Sortie audio ». Entrer. Selectionner « Micro supérieur ». Valider. Pousser sur le téléphone rouge et refaite un essai. Logiquement, votre micro arrière et le HP devraient fonctionner correctement.
Conséquence: la meilleure façon d'utiliser la radio ainsi paramétrée est de le faire en parlant « dans la molette » au lieu de l'autre face. Ce faisant, vous avez le PTT directement sous le pouce et le contrôle du volume sous l'index et le majeur.

DEUX

Les groupes
Ils ont limités le bouton au centre de la molette à deux fonctions: le va et vient entre deux groupes et l'accès au groupe local. Le groupe local se détermine comme suit: avec la flêche du haut sélectionnez le groupe que vous choisissez comme local (ex GI SILOC R) . « Choix ». Puis « déf comme loc ». Normalement, en appuyant trois secondes sur le bouton central de la molette, le HP vous annonce « groupe local » et le GI SILOC R est sélectionné.
Votre groupe de travail est normalement celui du premier départ GI SILOC 01 mais vous êtes susceptible de partir en désincarcération sur le GI SILOC 03. Avec la molette choisissez GI SILOC 01. Attendez le message « Groupe sélectionné ». Actionnez la molette jusque GI SILOC 03. Attendez le message « Groupe sélectionné ». Maintenant, appuyez brièvement sur le bouton central de la molette arrière. Vous devez logiquement revenir sur le groupe GI SILOC 01. Réappuyez et vous êtes à nouveau sur le GI SILOC 03. Trois secondes d'appui et vous êtes sur le groupe local (GI SILOC R).

TROIS

Le balayage . IMPORTANT: désactivez le balayage.

QUATRE

Le blocage du clavier.
Il doit toujours être en mode « toutes les touches st verrouillées ». Le problème, c'est l'utilisateur qui débloque celui-ci et puis oublie de le reverrouiller par après. Une fonction intéressante sera utilisée: le verrou automatique. Allez dans « Menu » « Paramètres » « Paramètres du verrou » Entrez. Sélectionnez « Verrou automatique clavier ». « Toutes touches » et régler le délai sur 00:10. Activez. En revenant au menu principal, les touches se verrouillent automatiquement après 10 secondes. Voilà pour les distraits.


Ainsi votre radio est bloquée mais vous permet de:
Changer de groupe entre trois aux choix.

Emettre et recevoir.

Augmenter et diminuer le volume.

Couper le haut-parleur si besoin pour éviter l'effet Larsen (appuyez sur HI/LO sur la face avant).

Toutes les autres fonctions doivent passer par le déblocage du clavier qui se reverrouille après 10 secondes. Il faut donc faire vite mais, par paresse naturelle, cela évite les « tripotages » dans les menus.

Essayez et vous verrez alors votre radio devenir un monstre de simplicité. Merci à Françis et Daniel.


A+



par Jean-Paul Charlier publié dans : Le EADS (ex-NOKIA) THR880 i
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Lundi 16 octobre 2006
 

1.2.3. Groupes de conversation d’intervention multidisciplinaires provinciaux.

Terminologie utilisée dans le plan de communication : BPRP (XX)

Service d’incendie (B) PRovincial Project

XX= de 1 jusqu’à maximum 20 inclus


Le président du comité provincial de coordination doit déterminer le nombre de groupes de conversation d’intervention multidisciplinaires provinciaux obligatoires qu’il prévoit pour sa province.


Le comité provincial de coordination a été créé par l'Arrêté Royal du 11 avril 1999 fixant les modalités de création et de fonctionnement des zones de secours. Pour rappel, il est formé du Gouverneur de province ou de son délégué, des présidents des comités de gestion des zones de secours, des présidents des commissions techniques et du représentant de l'UP de la Protection Civile. Dans ses missions, il coordonne les activités des zones de secours.


Ces groupes de conversation sont également accessibles à d’autres disciplines de secours avec lesquelles il doit y avoir une collaboration dans le cadre des secours au niveau provincial.


Ce sont donc bien des groupes multidisciplinaires.


Toutes les communications nécessaires à la coordination avec d’autres services de secours au niveau provincial pour une intervention déterminée sont menées par l’entremise de ce groupe de conversation.

Le président établit une directive qui détermine les cas dans lesquels ces groupes de conversation d’intervention multidisciplinaires provinciaux sont utilisés et soumet cette directive à l’approbation du comité provincial de coordination de la province.


Cette directive mentionne explicitement les radios appartenant à ces groupes de conversation d’intervention multidisciplinaires provinciaux. Ces groupes de conversation ne peuvent pas être utilisés dans le cadre de la lutte contre les catastrophes (sauf cf. Important).


De quels genres d'intervention s'agit-il?

Soit de dispositifs préventifs associant plusieurs zones d'une même province et plusieurs disciplines.

Soit du dispositif opératif associé sans pour autant tomber dans la catastrophe.

Exemple: Un tour cycliste, une foire, une crue...


Avant de pouvoir utiliser un tel groupe de conversation d’intervention multidisciplinaire provincial, il faut le “réserver” au central 100. Cette demande de réservation orale doit faire connaître au central 100 les raisons précises pour lesquelles ce groupe de conversation est réservé. De même, le central 100 doit être informé de la “fermeture ” de ce groupe de conversation.


Un copier-coller d'un paragraphe précédent. Je me répète mais ça me fait du bien.

La centralisation de la gestion des groupes au centre 100 vient de ce qu'aucun dispatching incendie n'existe au niveau provincial. Le HIC , c'est que les centres 100 ne sont pas « provinciaux » la zone de couverture ne tient aucun compte des limites administratives. Les centres 101 , eux, par contre, ont obtenu cette adaptation sur base des budgets fédéraux. Pour les centre 100, ce budget n'est pas prévu. (Il y a des jours ou l'inefficacité des méandres administratives du SPF Intérieur me tapent sur les nerfs).

Lors d’une intervention, chaque équipe d’incendie qui présumerait (ampleur de l’incident …) qu’un groupe de conversation d’intervention multidisciplinaire provincial serait “ouvert” pour l’intervention visée doit prendre contact avec le central 100 pour connaître le groupe de conversation d’intervention multidisciplinaire provincial éventuellement ouvert pour ladite intervention.

Pour les provinces du Brabant wallon, Brabant flamand et l’Arrondissement administratif de Bruxelles-Capitale : après concertation entre les gouverneurs, ces groupes de conversation provinciaux peuvent être échangés pour les services situés aux frontières des 8 provinces.


Important

En cas d’intervention d’équipes de mesure chargées de veiller à la protection de la population ou de la chaîne alimentaire, mais que cette intervention ne se fait pas à proximité immédiate de l’incident, ce groupe de conversation d’intervention multidisciplinaire provincial est utilisé, lors d’incident nucléaire ou chimique, pour assurer les communications radio entre les diverses équipes de mesure sur le terrain et le quartier général des équipes de mesure (par exemple CELMES), même si une phase d’urgence d’un niveau égal ou supérieur à 2 est déclenchée.


Il me semble avoir une petite confusion due au manque de précision. D'après moi, les termes « ce groupe de conversation d'intervention multidisciplinaire provincial... » doit être remplacé par « le groupe de conversation d'intervention multidisciplinaire provincial SUIVANT... »


Exemple : le groupe de conversation suivant est repris dans le plan de numérotation de la province de Namur comme un des groupes de conversation d’intervention multidisciplinaires provinciaux : “GI NAM M 01” numéro de GSSI 29XXXXX.


A+

par Jean-Paul Charlier publié dans : la circulaire OPCOM 2006/1
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